Lip Dub - Flagpole Sitta by Harvey Danger from amandalynferri on Vimeo.
samedi 28 août 2010
mardi 10 août 2010
mercredi 21 juillet 2010
Pretty Little Liars ou comment employer des scénaristes complètement schizos
Aujourd'hui, on ne compte plus le nombre de séries où les scénaristes, à bout d'inspiration, craquent leur slip sévère. Je ne vais même pas mettre d'exemple pour prouver mes dires, je me contenterai de dire que la plus célèbre d'entre elle dure depuis 4 saisons et n'en a eu qu'une (voire deux ) de bonne. Bon, on peut comprendre qu'au bout d'un moment, ils en ont marre de leurs personnages, de leur univers et qu'ils tournent en rond parce qu'ils n'arrivent pas à trouver une fin. Je vais parler ici d'une nouveauté de cette année chez ABC Family, une série de l'été qui montre des signes évidents de foutage de gueule scénaristique. J'ai nommé Pretty Little Liars.
C'est typiquement le cas du gars avec une bonne idée : tiens et si on imaginait qu'une bande de quatre copines recoivent des messages inquiétant d'une autre qui connait leurs secrets ? Mais qui n'arrive pas à en faire un fil rouge plausible. On passera aussi sur le fait plus qu'évident que le scénariste en question regarde un peu trop la télé et ne se rend pas compte qu'il ne fait que régurgiter des éléments déjà vus dans d'autres séries. En soit, l'idée des messages flippants est pas trop mauvaise, bien que très Gossip Girl. Dans une petite ville, ça peut être drôle de voir tomber le vernis des bonnes conventions. Si on y ajoute le fait que la personne qui est censée envoyer les messages est découverte morte à la fin du pilote, ça sent bon, je l'avoue. Mais hélas, mille fois hélas, vous êtes sur ABC Family qui a commis entre autre "7 à la maison". Donc ce projet sent le pétard mouillé à plein nez. Pas de scènes choquantes, pas de piquant, pas de borderline, rien que du bien conventionnel. Voyez plutôt : l'une des filles est supposée lesbienne, mais vite vite, on lui trouve un petit copain, celle qui se tape son prof va finir par rompre avec lui parce que c'est pas bien, celle qui pique des lunettes de soleil ne le fait qu'une seule fois et la petite bourgeoise n'embrasse qu'une fois le copain de sa soeur qui disparaît bien vite après. Non pas que je veuille que toutes les séries pour ados finissent en orgie, mais pitié, s'il vous plaît, ayez un peu de consistance ! Quand vous présentez des ados à problèmes, tenez-vous y. Une clepto ne va pas s'arrêter au bout d'une seule fois, une liaison prof-élève est tellement cousue de fil blanc qu'elle devrait être classifiée "cliché" par les autorités des scénarios, l'idée de l'homosexualité mériterait un traitement plus fin et la bourgeoise est un personnage tellement éculé, elle aurait dû garder le petit ami de sa soeur, ça aurait donné de jolies scènes de famille.
En regardant "Pretty Little Liars", j'ai l'impression que le scénariste ne sait pas trop ce qu'il veut faire de son script. Est-ce un show familial (on regarde les familles qui se font et se défont), une série pour ados niaiseuse (les histoires d'amour des jeunes filles ) ou un show policier qui ne se l'avoue pas (qui est morte ? qui envoie les messages?) ? Il me semble qu'il cherche à explorer un peu toutes ces pistes sans en choisir une, ce qui est prodigieusement chiant pour celui qui regarde.
Puis, venons-en aux relations entre les personnages qui sont quand même un point important de la série. Donc au départ, nous avons une bande de cinq copines un peu crâneuses, un peu bécheuses, franchement insupportables. Elles se réunissent régulièrement à l'insu ou pas de leurs parents, dans une grange pour boire du canada dry et se raconter leurs secrets les plus intimes. Comme de bien entendu, l'une de ces soirées se termine mystérieusement avec l'une d'entre elle qui disparaît dans la nature. Evidemment, il s'agit de la pire d'entre elle, celle qui était la plus à même de leur faire des coups de pute en douce. Alors là, première question : pourquoi sont-elles amies avec quelqu'un d'aussi menaçant ? Surtout qu'elles sont au courant de sa mauvaise nature. Elles sont les témoins de l'un de ces coups de pute qui tourne mal (pour ceux qui regarderont : "the genna thing"). Peut être est-ce la petite fille parano et maltraitée par ses années de collèges qui s'indigne mais quand même. C'est pas logique. C'est là que je me dis que le scénariste n'a pas su amener la chose en douceur :
"Bon, ben, comme celle qui envoie les textos est méchante, on va la faire méchante depuis le début.
-Ben oui, mais pourquoi sont-elles amies ?
-On n'a pas besoin de l'expliquer voyons, les spectateurs vont l'avaler tout rond si on leur présente la chose comme ça. Et pi on fait un show sur l'amitié."
Emmmm, oui bien sûr. Autre point : la morte passe son temps à dire qu'elle en veut aux filles. Oui, sauf que nos quatre héroïnes sont de petites oies blanches (si, si, c'est pas avec leurs petites infractions qu'elles se salissent le plumage). Depuis le départ, elles n'ont pas de gros secret à cacher. Rien. Même quand Genna explique que la morte avait peur de ses quatre copines, on ne la croit pas. Bonjour les incohérences. Bonjour la connerie. Il veut qu'on puisse s'identifier à elles, donc elles ne sont pas trop coupables.
Ce qui est dommage c'est qu'on sent que l'idée de base est pas trop mal, elle pourrait être fun mais le scénariste me donne l'impression d'avoir tenu compte uniquement de son public, de l'audience qu'il voulait faire plutôt que de l'intrigue et de ses personnages. Et c'est la meilleure façon de faire une série de merde avec une bonne idée de base.
samedi 17 juillet 2010
mercredi 14 juillet 2010
Fourre-tout d'excuses

Non, non, ce blog n'est pas mort, mais entre la soutenance, le mémoire, la coupe du monde et Roland Garros, j'ai pas eu le temps de poster. Alors quoi de neuf ? Dans le désordre : un mémoire raté, un oral réussi, une équipe d'allemands avec une très bonne trombinette, la découverte de Twitter-qui-sert-à-rien, une finale volée, le remix des aventures de l'inspecteur Flack, un petit séjour au pays de la science-fiction avec la porte des étoiles, Boulet, Pénélope, des polars en tout genre, Inception J-6, et j'en passe et des meilleures.
Je reprends la main, et je vais poster, promis.
Pour me faire pardonner, voici Chiffon, l'une des peintures de l'expo Cathy Pupin à la bibliothèque de Luçon.
mardi 1 juin 2010
Nurse Jackie

Au début, je me suis dit, j'avoue, une infirmière qui sniffe de l'oxycodone, ça me rappelle furieusement quelqu'un. J'y ai donc jeté un coup d'oeil, histoire de voir si les critiques élogieuses étaient vraiment justifiées. Et... Comment vous dire.... Allez voir merde ! Parce que ça vaut vraiment le coup !
Pour commencer, la nurse Jackie (Edie Falco), que je ne connaissais pas (Honte à moi) qui est tout bonnement magistrale vous fait croire sans se fouler qu'elle est effectivement une infirmière. Bon, il faut noter les ressemblances avec House : elle sniffe de la vicodine aussi mais elle ne s'arrête pas là. Elle prend à peu près tout ce qui existe en anti-douleur. Pour son dos, dit-elle au débout de l'épisode, m'enfin, c'est encore qu'une simple excuse. La différence d'avec House, c'est que personne ne sait, en dehors du pharmacien de l'hôpital. Elle rentre parfaitement dans la case du junkie qui cache son honteux petit secret. Au-delà de ça, elle est une vraie raclure, une vraie gentille raclure, le genre à entuber le système pour aider ses patients, le genre à engueuler le médecin lorsqu'il fait pas son boulot.
Bien sûr, elle n'est pas seule dans son service des urgences. Il y a une flopée de personnages secondaires particulièrement attachants. Mes petits préférés sont sans nul doute, les deux infirmiers gays, Thor et Mohammed, la doctoresse aussi snob que british, O'Hara et ma chouchoute, la petite nouvelle Zoey qui, par son comportement, est un clone de moi assez flippant.
Pour terminer sur les personnages, mon amoureux de la série, le docteur Flitch Cooper, aussi bien de sa personne que complètement incompétent. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je reconnus le docteur Carlisle Cullen sous ces sourires benêts ! Il faut dire que le teint frais et la chevelure brune lui font beaucoup mieux que la couleur cachet d'aspirine et la touffe jaune paille.
jeudi 25 mars 2010
La main dans la boîte : chapitre neuf : La suicidée
Après l'entrevue avec Alice, Flack et Johann ne purent s'empêcher d'avoir la même impression de dégoût et de malaise. Ils avaient le sentiment d'avoir ouvert une porte sur quelque chose de dégoûtant et de ne pas parvenir à la refermer. Alors qu'ils fumaient sur le parvis de l'hôpital, ils entendirent le bruit d'une fenêtre qui se brise. Un corps atterrit juste à leurs pieds. Alice venait de se jeter dans le vide. Tandis que les badauds s'excitaient dehors, Flack procédait aux interrogatoires de rigueur et ce coup-ci, il eut de la chance.
« Alice était la seule à être revenue ici.
-Pardon ?
-Un an après la fin de l'affaire de la petite souris, leur oncle, monsieur Laurens, les a fait interner. Selon lui, elles avaient de graves problèmes.
-Quels problèmes ?
-Elles présentaient de sérieuses tendances à la psychopathie. Il voulait les enfermer dans un endroit où elles n'auraient pu causer de tort à personne. J'ai essayé de les soigner mais les deux aînées ne répondaient pas au traitement. Elles étaient déjà perdues. Nous n'avons pu les garder avec nous que jusqu'à leur majorité. J'ai longtemps prié pour qu'elles reviennent d'elles-mêmes. -Et seule Alice est revenue.
-Oui.
-Auriez-vous une idée de l'endroit où elles pourraient aller, pour se cacher ou pour séquestrer quelqu'un ?
-Elles avaient une cabane dans les bois.
-Oh non, je vois où c'est.
-Vous disiez que vous aviez trouvé les mains de Scarlett ?
-Ouais.
-C'est une punition. Diane et Scarlett avaient une sorte de pacte.
-Seulement Diane et Scarlett ?
-Oui. Ces filles, elles étaient de véritables prédatrices. Elles sentaient bien qu'Alice était née avec quelque chose qu'elles n'avaient pas. Quelque chose de mauvais pour elles.
-Une conscience ?
-Tout à fait.
-Donc elle ne savait pas pour le pacte.
-Non, je suppose qu'elle a dû se douter de quelque chose ce fameux 16 juin, mais elle n'a rien dit. Le pacte était censé protéger les deux autres des atteintes du monde extérieur. C'était le ciment qui maintenait leur monde en entier. Elles ne devaient pas parler de leur secret à qui que ce soit. Elles n'avaient pas le droit non plus d'aller dans la cabane seule ou avec un étranger. C'était un code en quelque sorte.
-Oui, et quelqu'un a brisé ce code.
-Si j'en crois ce que vous dites, c'est Scarlett qui l'a enfreint.
-Hum.
-Faudrait que vous la retrouviez, avant de recevoir sa tête par la poste.
-Je sais merci. » Flack sortit prendre l'air. Toutes ces odeurs de médicaments le rendaient tout chose et il détestait se sentir tout chose.
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